Page:Hugo - Actes et paroles - volume 7.djvu/169

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NOTE VIII. LA TOUR DE VERTBOIS.

Un architecte de la Ville veut démolir la tour du Vertbois, à Paris.

M. Romain-Boulenger appelle au secours de l’édifice menacé l’auteur de Guerre aux démolisseurs, qui lui répond :

5 octobre 1880.

Démolir la tour ? Non. Démolir l’architecte ? Oui. Cet homme doit être immédiatement changé. Il ne comprend rien à l’histoire et, par conséquent, rien à l’architecture.

Sur pied la tour ! à terre l’architecte ! Telle est ma réponse à votre question, monsieur.

La tour Saint-Jacques de Nicolas Flamel a, elle aussi, été condamnée. Arago me l’a signalée. Je l’ai sauvée. Me le reproche-t-on aujourd’hui ?

Je suis en proie à des travaux qui dépassent mes forces et auxquels je ne puis rien ajouter. Mais vous, monsieur, faites, continuez ; vous avez prouvé votre compétence par votre excellent travail sur les Musées, qui est un vrai livre.

Prenez cette base : tous les vieux vestiges de Paris doivent être conservés désormais.

Paris est la ville de l’avenir. Pourquoi ? Parce qu’il est la ville du passé.

VICTOR HUGO.


NOTE IX. LES MORTS DE MENTANA.

Milan donne de grandes fêtes pour recevoir Garibaldi et pour inaugurer le monument consacré aux « tombes de Mentana. »

Le Comité convie à ces fêtes Victor Hugo, qui répond :