Page:Hugo - La Fin de Satan, 1886.djvu/41

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II

Dieu permit au soleil de jeter l’étincelle.
Alors un bruit sortit de l’ombre universelle,
Le jour se leva, prit son flambeau qui blêmit,
Et vint ; le vent, clairon de l’aube, se remit
A souffler ; un frisson courut de plaine en plaine ;
L’immensité frémit de sentir une haleine,
La montagne sourit, l’espace s’éveilla,
Et le brin d’herbe au bord des eaux, dit : Me voilà !

Mais tout était hagard, morne et sinistre encore,
Et c’est dans un tombeau que se levait l’aurore.