Page:Hugo - La Fin de Satan, 1886.djvu/74

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Il revint vers les monts où l’on voit l’aube naître ;
Il rentra dans Assur que la splendeur revêt.
Son glaive, d’où la guerre était sortie, avait
Une tache inconnue, empreinte indélébile,
Que Nemrod par moments contemplait immobile.

Un soir, dans un lieu sombre où marchait ce bandit,
Une voix qui parlait dans un rocher, lui dit :
— Passe, Dieu reste. — Et lui, cria : J’ai pour royaume
Le monde ; toi, qu’es-tu ? — La voix reprit : — Fantôme,
Je suis Melchisédech, je vivrai dans mille ans. —
Nemrod dit : — Qu’as-tu vu depuis que dans ses flancs
Ce roc t’enferme ? — Et l’être enfoui sous la pierre