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IX

EMPLOI DE CE VIEUX TALENT DE BRACONNIER
ET DE CE COUP DE FUSIL INFAILLIBLE
QUI A INFLUÉ SUR LA CONDAMNATION DE 1796



Les avis se croisaient dans la barricade. Le tir de la pièce allait recommencer. On n’en avait pas pour un quart d’heure avec cette mitraille. Il était absolument nécessaire d’amortir les coups.

Enjolras jeta ce commandement :

— Il faut mettre là un matelas.

— On n’en a pas, dit Combeferre, les blessés sont dessus.

Jean Valjean, assis à l’écart sur une borne, à l’angle du cabaret, son fusil entre les jambes, n’avait jusqu’à cet instant pris part à rien de ce qui se passait. Il semblait ne pas entendre les combattants dire autour de lui : Voilà un fusil qui ne fait rien.

À l’ordre donné par Enjolras, il se leva.