Page:Hugo - Les Travailleurs de la mer Tome II (1892).djvu/201

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



I

QUI A FAIM N’EST PAS LE SEUL


Quand il s’éveilla, il eut faim.

La mer s’apaisait. Mais il restait assez d’agitation au large pour que le départ immédiat fût impossible. La journée d’ailleurs était trop avancée. Avec le chargement que portait la panse, pour arriver à Guernesey avant minuit, il fallait partir le matin.

Quoique la faim le pressât, Gilliatt commença par se mettre nu, seul moyen de se réchauffer.