Page:Hugo - Les Travailleurs de la mer Tome II (1892).djvu/51

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VIII

IMPORTUNÆQUE VOLUCRES


Gilliatt dormit bien. Pourtant il eut froid, ce qui le réveilla de temps en temps. Il avait naturellement placé ses pieds au fond et sa tête au seuil. Il n’avait pas pris le soin d’ôter de son lit une multitude de cailloux assez tranchants qui n’amélioraient pas son sommeil.

Par moments, il entr’ouvrait les yeux.

Il entendait à de certains instants des détonations profondes. C’était la mer montante qui entrait dans les caves de l’écueil avec un bruit de coup de canon.