Page:Hugo - Les Travailleurs de la mer Tome I (1891).djvu/239

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VII

CHANCE QU’A EUE CE FLÂNEUR D’ÊTRE APERÇU PAR CE PÊCHEUR


Cette nuit-là, Gilliatt, au moment où le vent avait molli, était allé pêcher, sans toutefois pousser la panse trop loin de la côte.

Comme il rentrait, à la marée montante, vers deux heures de l’après-midi, par un très beau soleil, en passant devant la corne de la bête pour gagner l’anse du Bû de la Rue, il lui sembla voir dans la projection de la chaise Gild-Holm-’Ur une ombre portée qui n’était pas celle du rocher. Il laissa arriver la panse de ce côté, et il reconnut qu’un homme était assis dans la chaise Gild-Holm-’Ur. La mer était déjà très haute, la roche était cernée par le flot, le retour n’était plus possible. Gilliatt fit à l’homme de grands gestes. L’homme resta immobile. Gilliatt approcha. L’homme était endormi.

Cet homme était vêtu de noir. — Cela a l’air d’un prêtre,