Page:Hugo - Les Travailleurs de la mer Tome I (1891).djvu/373

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VI

UN INTÉRIEUR D’ABÎME ÉCLAIRÉ


Quand cet homme se vit sur ce rocher, sous ce nuage, au milieu de cette eau, loin de tout contact vivant, loin de tout bruit humain, laissé pour mort, seul entre la mer qui montait et la nuit qui venait, il eut une joie profonde.

Il avait réussi.

Il tenait son rêve. La lettre de change à longue échéance qu’il avait tirée sur la destinée lui était payée.

Pour lui, être abandonné, c’était être délivré. Il était sur