Page:Hugo Hernani 1889.djvu/111

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Don Ruy Gomez.

Alors, comme aujourd’hui, te laisseras-tu faire ?


Hernani.

Oui, duc.


Don Ruy Gomez.

Oui, duc. Qu'en jures-tu ?


Hernani.

Oui, duc. Qu'en jures-tu ?La tête de mon père.


Don Ruy Gomez.

Voudras-tu de toi-même un jour t’en souvenir ?


Hernani., lui présentant le cor qu’il détache de sa ceinture.

Écoute, prends ce cor. – Quoi qu’il puisse advenir,
Quand tu voudras, seigneur, quel que soit le lieu, l’heure,
S’il te passe à l’esprit qu’il est temps que je meure,
Viens, sonne de ce cor, et ne prends d’autres soins.
Tout sera fait.


Don Ruy Gomez., lui tendant la main.

Tout sera fait.Ta main ?

Ils se serrent la main. – Aux portraits.

Tout sera fait. Ta main ?Vous tous, soyez témoins !