Page:Hugo Hernani 1889.djvu/87

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Mon hôte ! Je te dois protéger en ce lieu,
Même contre le roi, car je te tiens de Dieu.
S’il tombe un seul cheveu de ton front, que je meure !

A doña Sol.

Ma nièce, vous serez ma femme dans une heure.
Rentrez chez vous. Je vais faire armer le château,
J’en vais fermer la porte.

Il sort. Les valets le suivent.

Hernani, regardant avec désespoir sa ceinture dégarnie et désarmée.

J’en vais fermer la porte.Oh ! Pas même un couteau !

Doña Sol, après que le duc a disparu, fait quelques pas comme pour suivre ses femmes, puis s’arrête, et, dès qu’elles sont sorties, revient vers Hernani avec anxiété.