Page:Huret - Enquête sur l’évolution littéraire, 1891.djvu/11

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AVANT-PROPOS


Depuis que la presse, qui, déjà, parlait de tout le monde, s’est résignée à s’occuper aussi des faits et gestes des littérateurs, le public, friand de toutes les cuisines, s’est immiscé de lui-même dans les querelles intestines de l’art, s’en faisant le juge avec une autorité que lui donne l’habitude des ordinaires potins. Le succès, — sans précédents, pourquoi le taire ? — obtenu dans un journal quotidien[1] de soixante-quatre interviews de nos écrivains autorisés ou non, fournit une preuve irréfutable de cette curiosité récente. Mais le public des journaux a la grande habitude de la hâte des informations du reportage et ne souffre

  1. L’Écho de Paris du 3 mars au 5 juillet 1891.