Page:Huret - Enquête sur l’évolution littéraire, 1891.djvu/116

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Sully-Prudhomme : si vous étiez un poète ! À Richepin : vous faites l’École normale buissonnière, normale tout de même ! À Daudet : Dickens a du génie, mais il écrit mal. À Maupassant : métier pour métier, que ne faites-vous de la Bourse plutôt que des lettres ? À Loti : continuez à débiter votre solde exotique de « rêves » à l’usage de bourgeois et caillettes. À quelques morts encore bruyants et pontifiants, Dumas, Sardou… : tenez-vous donc tranquilles ! Aux grands critiques : Sarcey, Wolff, Fouquier, Lemaître… ah ! ne leur disons rien !

Mais à Verlaine et à Mallarmé : nous sommes des vôtres.

Et, laissez-moi vous le dire en finissant, si, parmi la foule de nos adversaires, il y en a un qui mérite qu’on l’estime pour son talent comme pour son étonnant cerveau de penseur, c’est Joseph Garaguel. Il a su, à la différence de tous les Méridionaux qui l’ont vainement essayé, faire du soleil dans son merveilleux livre : les Barthozouls !



M. HENRI DE RÉGNIER


Dans la dure enquête que je mène à travers la jeune littérature, l’une des jouissances d’esprit les plus rares qu’au jour le jour je me procure, c’est le perpétuel contraste entre les différentes figures que je me suis donné la mission d’interroger.