Page:Huret - Enquête sur l’évolution littéraire, 1891.djvu/191

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LES NATURALISTES




On a pu remarquer que, s’il s’était trouvé un assez grand nombre de désaccords parmi les consultations que j’ai prises aux psychologues, aux symbolistes et aux décadents, il y avait eu une caractéristique unanimité chez tous à m’affirmer, sans l’ombre d’une hésitation, que le Naturalisme était mort. Par là me fut confirmée l’excellence du système que j’avais adopté, d’obtenir, d’abord, sur l’Évolution littéraire, l’opinion des écrivains nouveau-venus et encore ignorés, pour la plupart, du grand public, en même temps que d’utiles renseignements sur leurs esthétiques personnelles et ce qu’ils comptaient faire de l’avenir des Lettres françaises.

Cela me permet aujourd’hui de porter aux maîtres incontestés, avec l’opinion de leurs cadets sur leurs œuvres, les théories qui doivent servir à l’écrasement des formules consacrées.

Et puisque : « le naturalisme est mort », je ne