Page:Huret - Enquête sur l’évolution littéraire, 1891.djvu/280

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M. GUSTAVE GUICHES


M. Gustave Guiches a débuté, il y a peu d’années par deux romans, Céleste Prudhommat et l’Ennemi, qui le firent remarquer parmi l’un des plus brillants disciples de l’École naturaliste. Il fut, ensuite, l’un des signataires de la protestation des Cinq, et sa rupture avec l’École ne se borna pas à cette manifestation de combativité. Ses nouvelles œuvres, l’Imprévu entre autres, le montrent préoccupé d’analyses psychologiques, et s’orientant dans l’art à la suite de maîtres moins populaires et plus raffinés, et particulièrement de Villiers de l’Isle-Adam.

À ma prière, M. Guiches a eu l’obligeance d’écrire la lettre que voici :

« Monsieur et cher confrère,

« Impossible, hélas ! d’ajouter n’importe quoi d’à peu près neuf à tout ce qui vous a été dit et si bien dit au sujet des diverses manifestations dont la littérature est affectée.

« J’ai lu vos enquêtes si pittoresquement promenées à travers les innombrables esthétiques du jour. Il m’a semblé relire la Tentation de saint Antoine. Il se dégage de ces études un cauchemar aussi angoissant que celui suggéré par la vision du chaos religieux