Page:Huret - Enquête sur l’évolution littéraire, 1891.djvu/312

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nalités fatigantes et puériles que le naturalisme qui sténographie les propos de trottoir.

Et puis encore, Maurice Barrès, un moiïste. Je me rappelle, je l’ai vu à son débarqué de Nancy, tout frais, tout pimpant ; il n’a presque pas changé ; il a du talent, mais je le crois très fumiste.

Nous rîmes de nouveau, lui en laissant dégringoler son monocle, moi d’un air entendu.

En me reconduisant, il me répéta :

— Tous fumistes, ces jeunes gens !



M. CATULLE MENDÈS

Une des figures les plus complexes et les plus larges de la littérature contemporaine.

À une extraordinaire activité de prosélytisme qu’il met magnifiquement au service des intérêts généraux de l’art, se joint une universalité de dons littéraires, plus surprenante encore et qui en fait l’un des rares hommes de ce temps qu’on puisse comparer, pour l’ampleur et la variété des facultés, aux grands artistes de la Renaissance. Véritable fondateur du « Parnasse », il groupa autour de lui les jeunes talents de la Renaissance poétique qui succéda au romantisme épuisé. Cette combativité littéraire l’a occupé à toutes les périodes de sa vie : c’est ainsi qu’après la guerre de 1870, alors que les préoccupations artistiques n’é-