Page:Huret - Enquête sur l’évolution littéraire, 1891.djvu/345

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— Barrès…

— Barrès, c’est surtout… un mystificateur ! On ne comprenait pas grand’chose à ses premiers livres, les Barbares, l’Homme libre, mais dans son dernier, la Mâchoire de Bérénice, non, c’est d’Edgar Poë, comment donc ?… ah oui ! le Jardin de Bérénice, il y a de très jolies choses, curieuses. Dites-moi, comment expliquez-vous cela, vous ? Quand Charles Morice fait des vers, je ne les comprends pas ; quand il écrit la Littérature de tout à l’heure, il est d’une clarté admirable, et il y a, là-dedans, des pages sur Pascal et le dix-septième siècle, qui sont tout à fait de premier ordre. Eh bien ! c’est comme Barrès ; quand il fait des articles au Figaro, il est d’une clarté… éblouissante, presque banale ! Oui, c’est pour le bourgeois… je sais bien ! Mais, vous avez beau dire, devant des gens qui allument et qui éteignent leur lanterne avec tant de facilité, je me méfie, moi, je me méfie…



M. SULLY-PRUDHOMME


J’ai trouvé M. Sully-Prudhomme, l’auteur de Justice, des Vaines Tendresses et de tant d’autres œuvres poétiques qui l’ont mené à l’Académie française, très préoccupé de la question qui m’amenait