Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/36

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de quelque métal, verre ou autre corps, A B (Fig. 8), que d’abord je considérerai comme parfaitement unie (me réservant à parler des inégalités, dont elle ne peut être exempte, à la fin de cette démonstration) et qu’une ligne A C, inclinée sur A B, représente une partie d’une onde de lumière, dont le centre soit si loin que cette partie A C puisse être considérée comme une ligne droite ; parce que je considère tout ceci comme dans un seul plan, m’imaginant que le plan, où est cette figure, coupe la sphère de l’onde par son centre, et le plan A B à angles droits, ce qu’il suffit d’avertir une fois pour toutes.

L’endroit C de l’onde AC, dans un certain espace de temps, sera avancé jusqu’au plan A B en B, suivant la droite C B, que l’on doit s’imaginer venir du centre lumineux, et qui par conséquent est perpendiculaire à A C. Or dans ce même espace de temps, l’endroit A de la même onde, qui a été empêché de communiquer son mouvement par delà le plan A B, ou du moins en partie, doit avoir continué son mouvement dans la matière qui est au-dessus de ce plan, et cela dans une étendue égale à C B, faisant son onde sphérique particulière, suivant ce qui a été dit ci-dessus. Laquelle onde est ici représentée par la circonférence S N R, dont le centre est A, et le demi-diamètre A N égal à C B.

Que si l’on considère ensuite les autres endroits H de l’onde A C, il paraît qu’ils ne seront pas seulement arrivés à la surface A B par les droites H K parallèles à C B, mais que de plus ils auront engendré, des centres K, des ondes sphériques particulières dans le diaphane, repré-