Page:Huysmans - Le Drageoir aux épices, 1921.djvu/107

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L’EXTASE


La nuit était venue, la lune émergeait de l’horizon, étalant sur le pavé bleu du ciel sa robe couleur soufre.

J’étais assis près de ma bien-aimée, oh ! bien près ! Je serrais ses mains, j’aspirais la tiède senteur de son cou, le souffle enivrant de sa bouche, je me serrais contre son épaule, j’avais envie de pleurer ; l’extase me tenait palpitant,