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FRANCFORT-SUR-LE-MEIN

suis tel qu’un homme que la tentation lamine. Les yeux de la pseudo Giulia attisent en moi les brandons inéteints de mes vieux vices, mais combien, malgré tout, je préfère rester près de la Vierge ; l’Ave Maria me jaillit des lèvres quand l’homuncule velu qui garde les salles et que mon trop long séjour devant les mêmes tableaux interloque, s’approche et m’apprend qu’il vend des reproductions photographiques des toiles de ce musée.

Certes oui, je veux acheter la Vierge de Flémalle, mais alors l’homme hoche la tête avec mépris et m’informe que celle-là n’existe pas, que personne d’ailleurs ne la demande et il m’offre, en échange, des Madones de Rubens et autres boyaudiers qui furent la honte religieuse des Flandres.

J’ai pris la porte ; me revoici dans l’énorme ville ; je suis sans courage pour errer encore au