Page:Hyspa - L’Éponge en porcelaine, 1921.djvu/11

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Le profond Cuvier, dans son règne animal, place la baleine entre le bœuf et le vautour ; si vous le voulez bien, nous la placerons, à l’exemple des anciens, dans la mer, comme un simple poisson.

Ce mammifère vit de préférence dans les mers du nord : à l’instar du caoutchouc, il ne craint pas l’humidité, qui lui rend bien la pareille. La baleine se tient d’habitude entre le ciel et l’eau ; elle flotte, elle hésite.

Si vous désirez avoir une idée exacte de la baleine, figurez-vous le bassin de la place Pigalle se promenant sur la mer, avec son petit jet d’eau.

La baleine est toujours très vieille, et ce n’est pas sans effroi que l’on se rend compte de la longévité que Dieu lui prête pour lui permettre d’atteindre ce respectable volume d’animal presque antédiluvien, qui lui a valu le nom d’éléphant des mers. En retour l’éléphant a pris le nom de baleine terrestre.

Timide comme une gazelle, elle ne va pas dans le monde : elle reçoit chez elle.

Jonas est là pour nous le dire. S’il n’y est pas, écrivez-lui.