Page:Hyspa - L’Éponge en porcelaine, 1921.djvu/9

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Ce livre est le résultat de toute une vie d’étude, de toute une existence de patientes recherches sur des objets, sur des pays, ou encore sur des animaux mal connus.

Ce livre a été écrit dans le but désintéressé d’inspirer l’amour de l’Étude et le désir de se livrer à la contemplation de la Nature ; et j’ajoute que les enfants pourront le mettre sans danger entre les mains de leurs parents lorsqu’ils voudront que ces derniers les laissent jouer tranquilles.

Le lecteur curieux se demandera peut-être quelle est l’origine du titre donné à ce volume. Je vais satisfaire sa curiosité, bien que la curiosité mérite d’être punie.

Après avoir inventé le Tabac sans Fumée qui me jeta sur la paille où je suis encore, je mis tout mon espoir dans ma dernière invention : L’Éponge en porcelaine, qui ne réussit pas mieux et acheva ma ruine.

Et cependant mon éponge en porcelaine avait sur l’éponge naturelle une grande supériorité.

Tous ses yeux étaient réguliers et de la même dimension, et on n’avait pas besoin de la presser pour lui faire rendre l’eau qu’elle venait d’absorber. Elle n’en gardait pas une goutte, et c’est ce qu’on lui reprochait. Elle ressemblait, paraît-il, à ces personnes que l’on entretient des sujets les plus graves et qui n’en retiennent pas un seul mot… Mais ceci ne te concerne pas, ami lecteur, et tu sais maintenant pourquoi j’ai intitulé ce livre : L’Éponge en porcelaine.

V. Hyspa.