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XXXVI
INTRODUCTION.

Les chapitres suivants fournissent des renseignements sur les Beni-Abd-el-Ouad :

Tome III, Les Zenata de la 3e race,

Histoire des Beni-Abd-el-Ouad,
Les Beni-Gommi,
Les Beni-Mendîl,
Les Iloumi et les Ouemannou,
Les Maghraoua,
Les Toudjîn,
Les Beni-Rached,
Les Beni-Selama.

Les trois dynasties dont on vient de lire les noms se maintenaient encore debout à l’époque où notre auteur termina son ouvrage. Pour compléter l’histoire de ces peuples, il faut espérer qu’une plume habile continuera le récit d’Ibn-Khaldoun, en nous faisant connaître les vicissitudes de fortune qu’ils eurent à subir jusqu’à la conquête de Tunis et de Tlemcen par les Turcs, et jusqu’au renversement du trône des Merinides par les chérifs, ancêtres du souverain actuel du Maroc.

NOTICE BIOGRAPHIQUE D’IBN-KHALDOUN.

Abou-Zeid-Abd-er-Rahman, surnommé Ouéli-’d-Dîn (ami de la religion), fils de Mohammed, fils de Mohammed, fils de Mohammed, fils d’El-Hacen, fils de etc., etc., fils de Khaldoun[1], appartenait à une noble famille arabe dont l’aïeul, Ouaïl-Ibn-Hodjr, prince de la tribu de Kinda, avait embrassé l’islamisme dans la dixième année de l’hégire[2]. Les Kinda habitaient alors le Hadramout, province située dans le Sud de la Péninsule ara-

  1. Les faits rapportés dans la première partie de cette notice ont été tirés de l’autobiographie d’Ibn-Khaldoun, récit très curieux dont j’ai publié la traduction dans le Journal asiatique de 1844.
  2. L’histoire d’Ouaïl se trouve dans l’autobiographie ; sa conversion à l’islamisme est mentionnée dans l’Essai sur l’histoire des Arabes de M. C. de Perceval.