Page:Irving - Le Livre d’esquisses, traduction Lefebvre, 1862.djvu/145

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ques paroles d’adieu, mais le digne petit tome resta muet ; les fermoirs étaient attachés, il semblait parfaitement étranger à tout ce qui s’était passé. J’ai, depuis, été deux ou trois fois à la bibliothèque, et ai tâché de renouer conversation, mais en vain ; et si tout ce dialogue vagabond a eu lieu réellement, ou si ce n’était autre chose que l’un de ces rêves bizarres auxquels, tout éveillé, je suis sujet, c’est ce que, jusqu’à présent, je n’ai jamais pu pénétrer.


Ta parole,Devant toi s’entr’ouvrir ;
Ta parole,Tu sais railler le monde,
Ta parole,De mépris le couvrir ;
Ta parole,Nous montrer dans la glace
Ta parole,Le vice qui grimace,
Ta parole,La vertu qui sourit ;
Ta parole,Et le miel qui rougit
Ta parole,Dans la ruche est encore
Ta parole,Moins doux, moins coloré
Ta parole,Que la feuille qui dore
Ta parole,Ton beau front inspiré.
Ta parole, ô poëte, est divine et sereine…
Ta parole,Notre langue est humaine.

Churchyard.



LES FUNÉRAILLES À LA CAMPAGNE.


Tenez ! vous en aurez davantage à minuit :
Les fleurs conviennent mieux alors que ranimées
Elles ont respiré la fraîcheur de la nuit.
Vous étiez aussi beaux que ces fleurs parfumées ;
Vous vous êtes flétris — elles se flétriront.

Cymbeline.


Au nombre des belles et naïves coutumes de la vie rustique qui se soutiennent encore un peu dans quelques parties de l’An-