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MON-MOR

caprices ; parure à la mode, usage passager.

MONDERÉ, modéré, e. adj. tempéré ; sage, retenu, éloigné de l’excès ; tempéré, ni trop chaud, ni trop froid ; mitiger, modérer, adoucir.

MONNSENN, Montzen, commune du canton d’Aubel, arrondissement de Verviers, province de Liége.

MÔNÔK, oncle, s. m. frère du père ou de la mère. — Grand-oncle, s. m. frère du grand-père ou de la grand-mère, de l’aïeul, du bisaïeul, etc.

MONPLI, se dit pour prendre de l’embonpoint, grandir, grossir et s’épaissir ; croître, fructifier.

MONSIEU, monsieur, s. m. messieurs, pl. titre donné par civilité ; faire le monsieur, le damoiseau, l’homme de conséquence, singer l’homme riche, le fortuné, le matador ; faire le gros dos, jouer l’important, s’en faire accroire, s’enorgueillir, s’en imposer ou imposer aux autres. — Dandy, s. m. fat épris de sa toilette ; homme d’une tournure affectée. — Sieur, s. m. diminutif de monsieur, de seigneur ; litre appellatif, titre d’honneur.

MONTAIE, escalier, s. m. degrés intérieurs et extérieurs, partie d’un édifice pour monter et descendre d’un étage à l’autre, endroit par où l’on monte. — Degré d’escalier, s. m. marche d’un escalier. — Montée, s. f. petit escalier d’une maison pauvre ; marche, degré ; montiticule, ce qui va en montant. — Perron, s. m. escalier découvert et composé d’un petit nombre de marches qu’on construit sur un massif ou au devant de la principale entrée d’un étage ou d’un rez-de-chaussée, il est double lorsqu’il a deux rampes égales de chaque côté.

MONTAN, montant, s. m. pièce de bois ou de fer debout, corps en saillie au côté d’une porte, qui en soutient la corniche, le front, etc., en général tout ce qui est d’aplomb ; corps saillant ou avant-corps à côté des chambranles. — Poitrail, s. m. forte pièce de bois placée sur des baies comme pile en pierre ou jambe étrière pour soutenir, porter un pan de bois ; porte, etc. — Poteau, s. m. pièce de charpente debout pour porter. — Poteau d’écurie, s. m. pièce de bois posée debout qui sert à séparer les places des chevaux. — Pied-droit, s. m. c’est un pilier carré servant de support à une arcade, c’est aussi la partie d’un trumeau ou d’une porte. — Jambe étrière, s. f. pilier en pierre qui fait partie d’un mur de face élevé entre deux propriétés, forme le tableau d’une porte cochère. — Jambe d’encoignure, s. f. est celle qui fait l’ancre de deux faces d’un bâtiment isolé ; jambe boutisse, est celle engagée dans un mur. — Poteau cornier, s. m. maîtresse pièce de charpente des côtés d’un pan de bois. — Poteau de cloison, s. m. pièce de bois posée aplomb ; poteau de huisserie ou des croisées. — Barreau, s. m. montant de bâtisse où la serrure est attachée. — Chardonnet, s. m. fort montant de bois aux portes, terminé par le pivot. — Montant, s. m. somme totale d’un compte, d’un mémoire, obtenue par addition.

MONTAR, monture, s. f. bête sur laquelle on monte pour voyager ; charge d’une bête de somme ; veste et culotte de la même étoffe. — Cheveraille, s. f. monture ; cheval, âne propre à la monture.

MONTÉ, monter, v. n. et a. transporter en un lieu plus haut ; s’élever ; monter sur une tour, dans une voiture, à cheval, un cheval ; hausser de prix, etc., etc. — Gravir, v. n. et a. monter, grimper avec peine un endroit rude et escarpé. — Grimper, v. n. monter en s’aidant des pieds et des mains ; grimper sur un arbre, etc. — Élevé haut, fig. exalté, échauffé, tête, esprit, imagination montée. — Élever, v. a. hausser ; mettre, porter, rendre, faire monter plus haut, etc., etc. — Hisser, v. a. hausser, faire monter ; en général tirer en haut.

MONTEG, montage. s. m. action de monter ; travail pour monter ; action de monter une botte. un ouvrage en général.

MONTEU, montoir, s. m. pierre, billot pour monter à cheval, t. d’équitation ; jambe montoir, celle de la partie gauche du cheval ; jambe hors montoir, celle de droite ou hors l’homme. — Double-borne, s. f. borne de pierre, de bois, aux deux côtés d’une trouée de haie pour le passage public des piétons dans une prairie.

MONTEUZE, marchande de modes, s. f. ouvrière en modes ; modiste, qui suit les modes, qui les fait.

MONUMAIN, monument, s. m. marque publique pour transmettre à la postérité la mémoire d’un personnage et d’une action célèbre. — Monumental, e, adj. de monument antique ; statue, architecture monumentale, grandiose. — Jeudi saint, s. m. trois jours avant Pâques, l’on expose dans les églises le corps de J.-C. mort au sépulcre.

MONZE, monstre, s. m. prodige ; production contre nature ; fleur double ; ce qui est très-laid ; animal difforme ; monstre exécrable. — Portenteux. se. adj. qui est contraire aux lois de la nature, extraordinaire ; monstrueux, surprenant, horrible ; homme féroce, dénaturé ; bête féroce qui habite les cavernes, les forêts. — Brehaigne, s. f. vache stérile, qui reste une année sans porter. — Femme agalacte, s. f. qui n’a point de lait ; suite de l’agalactie, privée de lait.

MÔNE, moine, s. m. religieux qui vit séparé du monde, isolé ; membre d’une communauté religieuse. — Moinerie. s. f. tous les moines ; moinillon, petit moine.

MÔR, mors, s. m. pièce de métal pour brider un cheval, pièce qu’on lui met dans la bouche et formée de l’embouchure, la gourmette et la chaînette. — Mastigadour. s. m. mors pour faire écumer. — Genette, s. f. espèce de mors qui assure la tête du cheval.

MORAI, moreau, adj. cheval moreau, extrêmement noir, sans autre tache. — Cheval cavecé, adj. qui a la tête noire. — Noirzain, adj. un cheval est noirzain quand sa robe est noire et n’est semée d’aucune tache.

MORAN, moribond, e, adj. qui va mourir, qui est malade de langueur. — Mourant, e, adj. qui se meurt, s’affaiblit.

MORDAN, assiette, s. f. et assiettée, composition étendue sur ce qu’on veut dorer. — Batture,