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Page:Jacobi, Dictionnaire mythologique, Bernard, 1854.djvu/13

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PRÉFACE.






L’ouvrage dont nous offrons ici la traduction au public français jouit en Allemagne d’une faveur qui, nous l’espérons, ne lui manquera pas dans notre pays, où les travaux des étrangers trouvent toujours un bienveillant accueil. L’intérêt qui s’est attaché aux études consciencieuses de l’auteur de la Symbolique sur les religions anciennes, et aux développements que lui a donnés son savant interprète M. Guigniaut, nous permet d’espérer un succès pareil, malgré l’opposition qui existe entre le système de l’école syncrétiste et celui de M. Jacobi. Ce n’est pas ici le lieu d’exposer l’idée qui domine le livre auquel nous serions heureux d’assurer la popularité qu’il mérite : un dictionnaire n’est point une œuvre philosophique ; et d’ailleurs, cette idée se fait jour à chaque page de ce volume. Nous nous contenterons d’appeler l’attention du lecteur sur le soin avec lequel les conceptions ont été ramenées à leur simplicité primitive, et dégagées des altérations de tout âge qui, du reste, figurent aussi dans notre livre, et y forment une sorte d’échelle chronologique exprimant les variations de chaque symbole, depuis l’origine du polythéisme jusqu’à ses derniers temps.

L’ouvrage allemand étant rédigé dans des formes trop étrangères à l’esprit français, nous avons dû le modifier souvent et d’une manière capitale, pour la forme comme pour le fond. Il est naturel que nous assumions ici la responsabilité de la part qui nous revient dans ce travail susceptible, sans aucun doute, de nombreuses améliorations. Nous réclamons surtout l’indulgence du lecteur pour les mythologies autres que les deux mythologies classiques. Les articles qui y affèrent nous appartiennent entièrement, M. Jacobi n’ayant traité que le polythéisme gréco-romain. En ce qui concerne les religions orientales, nous nous sommes aidé des beaux travaux des savants modernes : nous citerons entre autres l’excellente Monographie de M. J. Reynaud