Page:Jammes - Le Deuil des primevères, 1920.djvu/165

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AMSTERDAM


À Emile van Mons.


Les maisons pointues ont l’air de pencher. On dirait
qu’elles tombent. Les mâts des vaisseaux qui s’embrouilleint
dans le ciel sont penchés comme des branches sèches
au milieu de verdure, de rouge, de rouille,
de harengs saurs, de peaux de moutons et de houille.

Robinson Grusoë passa par Amsterdam,
(je crois, du moins, qu’il y passa), en revenant
de l’île ombreuse et verte aux noix de coco fraîches.
Quelle émotion il dut avoir quand il vit luire
les portes énormes, aux lourds marteaux, de cette ville !…