Page:Jarret - Contes d’hier, 1918.djvu/37

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LES LILAS


Elle est jolie la chapelle du couvent, avec ses deux rangées de bancs vernis, sa profusion de peintures, son lustre ancien, son chemin de croix sculpté. On y respire le calme, la sécurité. Dans les allées, d’épais tapis boivent le bruit des pas. Trois ou quatre fenêtres lui versent la clarté du dehors et au milieu d’elles, une porte-fenêtre donne sur un balconnet de bois : c’est là que les petites filles qui font le ménage vont secouer leurs linges chargés de poussière. Pour peu qu’elles soient espiègles, elles ne manquent pas, alors, de faire beaucoup de bruit, toussent, laissent tomber leur linge, en faisant signe aux compagnes qui jouent en bas, dans la cour, de le leur rapporter. Pour peu qu’elles soient rêveuses, elles en pro-