Page:Jodelle - Les Œuvres et Meslanges poétiques, t. 1, éd. Marty-Laveaux, 1868.djvu/203

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plains
Des Phrygiennes,
Estans aux mains
Myceniennes,
N’estoyent pas tels,
Que les mortels
Que pour Antoine
Fait nostre Roine.

Strophe.
Mais ore j’ay crainte
Qu’il faudra pleurer
Nostre Roine esteinte,
Qui ne peut durer
Au mal de ce monde,
Mal qui se feconde,
Tousjours enfantant
Nouveau mal sortant :
On la voit delivre
Du desir de vivre,
Mille morts portant.

Antistrophe.
Tantost gaye et verte
La forest estoit,
La terre couverte
Sa Cerés portoit :
Flore avoit la pree
De fleurs diapree,
Quand pour tout ceci
Tout soudain voici
Cela qui les pille,
L’hyver, la faucille,
Et la faulx aussi.

Epode.
Ja la d