Page:Joly - Note sur le Parc national de Yellowstone aux États-Unis.djvu/15

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


des sources chaudes se trouvent souvent des sources froides et des cours d’eau où se pèchent des truites : le pêcheur, sans détacher le poisson de sa ligne, peut le plonger dans une source chaude à sa portée, et il en retire le poisson quand il est cuit.

J’ai dit que le gouvernement des États-Unis avait eu, dès 1871, la sagesse de suivre le conseil d’un éminent professeur, M. F. V. Hayden, géologiste, qui a publié de nombreux rapports sur les territoires de l’Ouest[1].

Dès 1872, une loi détacha du domaine public ce qui forme aujourd’hui le parc national pour le consacrer à perpétuité à l’usage et au plaisir du public. Cette loi fut passée sur les vives instances de M. Hayden et elle confia le parc aux soins du ministre de l’Intérieur pour assurer la conservation des forêts, des sources minérales et des nombreuses curiosités naturelles qu’on y trouve à chaque pas. Des règlements particuliers furent dressés par les soins d’un superintendant spécial : le premier fut Mr N. P. Langford, qui fut remplacé en 1871 par Mr P. W. Norris. Ce dernier a publié, de 1877 à 1881, un très intéressant rapport annuel sur les voies de communication qu’il était chargé d’établir, sur l’histoire, le climat et les curiosités de tout genre objets de ses intelligentes recherches. Un de ses premiers soins fut de conclure un traité de paix avec les tribus indiennes qui avaient occupé certaines parties du parc, afin de leur en interdire l’entrée et d’assurer la sécurité des visiteurs. Il fit aussi placer aux principaux points, comme chez nous dans la forêt de Fontainebleau, des signes pour guider les touristes.

Le superintendant actuel est Mr P. H. Gonger, qui continue l’œuvre de Mr Norris avec le plus grand dévouement. Pour faire le tour du parc et pour en voir les principales curiosités naturelles déjà explorées, Mr Gonger estime à 163 milles, la distance nécessaire à parcourir pour revenir au point de départ.

Les premiers renseignements authentiques publiés sur le parc

  1. Twelth annual Report of the United States geological aud geographical Survey of the Territories of Wyoming and Idaho, by. F. V. Hayden. — Washington, Government printing office, 1883.