Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, II.djvu/166

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


dans trois jours, à pareille heure, on viendrait m’arracher de la tyrannie de mes oppresseurs. Ces deux billets n’étaient point signés, je ne pouvais présumer de quelle part ils venaient. Cependant je suivis avec confiance la marche qui m’était indiquée. Le danger ne saurait effrayer lorsqu’il s’agit de recouvrer sa liberté ; et je suivis aveuglément les conseils du mortel généreux qui s’exposait lui-même pour venir briser mes fers. Je parvins après un travail long et pénible, à scier les barreaux de ma croisée, et j’eus la précaution de les remettre à leurs places afin d’éviter les soupçons ; mais que l’on se figure ma douleur, lorsque le