Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/102

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dant, me dit-elle, il m’avait bien recommandé de ne la laisser parler à qui que ce soit, jusqu’à son retour. C’est vrai, lui répondis-je, mais il est retenu au Comité pour une affaire importante ; il n’a pu venir lui-même, et il est instant que cette fille aristocrate soit interrogée. Ce dernier mot acheva de décider la vieille. Elle courut aussi-tôt chercher Sophie, et reparut avec elle un moment après. Viens ça, citoyenne, lui dis-je d’un ton dur et imposant, suis-moi, j’ai ordre de te conduire au Comité. Sophie devina mon intention, et ne me suivit qu’en feignant un air de répugnance. Je la brusquai de nouveau en descen-