Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/112

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saisir la ressemblance. Mes portraits nous faisaient vivre et nous procuraient une existence, sinon brillante, du moins douce et tranquille ; mais la fortune aussi injuste dans la répartition de ses revers, que dans celle de ses bienfaits, ne nous laissa pas jouir long-temps de notre heureuse obscurité ; ce furent les charmes de mon épouse qui nous entraînèrent dans de nouveaux malheurs. Un certain richard, habitant de Liège, dont tout le mérite consistait dans ses grands biens, s’avisa de s’enmouracher de Sophie ; il s’était procuré l’entrée de la maison, sous le prétexte de faire faire son portrait, et bien persuadé que la vertu ne pouvait résister à l’appas des