Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/157

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


en punissant leur injustice et leur mauvais goût. Les difficultés semblaient s’applanir devant moi ; j’étais parvenu à convoquer une assemblée pour y faire lecture de mon chef-d’œuvre. On doit bien présumer que le jour fixé, je ne me fis pas attendre. J’étais déjà rendu au foyer que mes juges n’y songeaient pas encore ; j’allais, je venais, je me promenais en long et en large, et afin de diminuer la longueur du temps, mon imagination se repaissait de mille chimères différentes ; je calculais le produit que j’allais retirer de mon travail ; ma modestie souffrait d’avance des éloges que l’on me prodiguait ; en un mot je ne cessais de bâtir des