Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/166

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soudre à supprimer ce qu’il y avait de meilleur dans mon opéra, et je préférai le porter aux spectacles des boulevards. Quoique mon amour-propre eût beaucoup à souffrir d’une pareille décadence, je me décidai à m’adresser au théâtre de l’Ambigu-Comique, ci-devant Audinot. J’eus autant de peine à obtenir audience des entrepreneurs de ce spectacle, que j’en avais eu auparavant à passer à la censure des italiens ; peut-être même n’en serais-je point venu à bout sans la protection d’une actrice que le hasard m’avait fait connaître ; elle se chargea, moyennant certain tribut de reconnaissance, de faire entendre la lecture de ma pièce. Elle