Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/169

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et je résolus de me raccommoder avec les libraires. Je sentis qu’il était encore plus facile de faire imprimer un mauvais roman, que de faire jouer une bonne comédie. Je fis marché à tant la feuille avec le plus célèbre marchand de nouveautés. Il s’abonna avec moi, et je me décidai à lui en donner pour son argent ; une production soignée n’eût pas eu à ses yeux un mérite de plus, elle eût exigé trois fois plus de temps. J’étais dans la détresse, mon existence dépendait de la quantité de mes productions, et je me décidai à devenir prolixe. Mon génie créateur enfantait par mois des volumes qui tombaient aussi-tôt dans l’oubli. Cependant ma fé-