Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/41

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miliant et de pénible : il me faisait mettre à sa table ; cette faveur m’était d’autant plus sensible, qu’elle me procurait tous les jours la satisfaction de voir ma divine maîtresse. Placé près d’elle, je prévenais tous ses besoins, tous ses désirs, et j’étais toujours récompensé par un regard expressif ou par un sourire agréable. J’avais eu le talent de dissimuler assez, pour détruire tous les soupçons de la vieille Thomill ; bien persuadée que si elle n’était pas aimée, que dumoins je n’en aimais pas d’autres, cette femme ridicule me laissait un peu plus de tranquillité : j’en étais quitte pour un peu de complaisance, et pour sup-