Page:Jouffreau de Lagerie, Le Joujou des Demoiselles, 1750.djvu/18

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Jouffreau de Lagerie, Le Joujou des Demoiselles, 1750, illust 10.png


LE CURIEUX IMPERTINENT.


Certain Meunier eut la folie,
Sa femme étant assez jolie
De lui faire, jurez, sa foy
S’il n’etoit point de ceux que l’on montroit au doigt,
Tu n’en es point, répondit-elle,
Je t’ay toujours êté fidelle
Et n’ay jamais aimé que toy ;
Je te crois, mais serois-tu bien assez sincere ?
Fanchon, si je l’étois, d’avouer la verité,
Nenni ma foy, dit la Meuniere
Femme n’a sur cette matiere
Jamais fait un aveu avec sincerité.