Page:Jouffreau de Lagerie, Le Joujou des Demoiselles, 1750.djvu/58

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Jouffreau de Lagerie, Le Joujou des Demoiselles, 1750, illust 30.png


LE REMORD INUTILE.


Nicolas de trop pres ayant vu Jaqueline
Il en parut soudain un tendre fruit d’amour
Son Curé soit par zele ou par humeur chagrine,
Quelle honte leur dit il enfant du noir sejour,
Est ce ainsi qu’on se livre a l’eternelle flame ?
Quoy ? lui dit Nicolas j’en aurois des remords
Ma Jaqueline et moi n’avons fait que le corps,
He ! si cetoit un mal, Dieu neut pas bouté l’ame.


LES DEVOTES.


O vous qui recherchez l’honneur d’un pucelage
Galants, n’en jugez pas sur les airs du visage
Ces Devotes beautés qui vont baissant les yeux
Sont celles bien souvent qui deduisent le mieux,
Telle d’un air dévot vous impose et vous dupe
Qui pour son Directeur cent fois leva la jupe
Et lorsqu’elle a fermé la porte et le volet
Pour un godemiché quite le chapelet.