Page:Journal asiatique, série 4, tome 15-16.djvu/1074

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toit était suspendu un vaste écusson servant de frontispice au palais. On y lisait les quatre caractères suivants[1] :

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« Qu’est-ce donc que ce palais, demanda le Taï-oueï, montrant le frontispice ?

— « Ce palais, répondit le vénérable en souriant, est celui des démons que les maîtres de la doctrine, nos vénérables ancêtres des dynasties éteintes, ont subjugués et mis sous les verrous.

— « Mais que signifient, répliqua le Taï-oueï, tous ces scellés apposés sur les portes et cette prodigieuse quantité de cachets rouges ?

— « Le prince des démons, reprit le vénérable, toujours en souriant, a été incarcéré dans ce temple par un de nos vénérables ancêtres, qui vivait sous la grande dynastie des Thang ; c’est ce divin instituteur qui le premier à mis le scellé sur les portes ; et depuis cette époque, à chaque génération qui s’est écoulée, le grand maître de la doctrine y a apposé son sceau de ses propres mains, afin que ses fils et ses petits-fils n’osassent pas témérairement ouvrir les portes de ce palais. Si le roi des démons parvenait à s’échapper, ce serait pour l’empire une calamité effroyable ; et d’ailleurs qui peut savoir ce qui se passe dans l’intérieur de ce palais, dont les portes sont étroitement fermées ? »

  1. Note WS : 伏魔之殿 ; pinyin fú mó zhī diàn.