Page:Julien Delaite - Glossaire des jeux wallons de Liège (BSLLW, t. 14 (s. 2), pp. 127-174), 1889.djvu/36

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Passer oute. C’est passer entre les quilles sans en abattre.

Patin. Patin.

Pau foirt chivâ (J. â). Le cheval fondu, où les joueurs enfourchent leurs compagnons courbés.

Pèce. Pièce de 5 centimes, en terme de jeu surtout. Pièce de 5 francs au jeu de quilles.

Pêle. De l’expression li côp ou l’ pèle, dans la désignation du trimeur. Le joueur qui reste après élimination de tous les autres par la méthode des chiffres.

Pènitince. Pénitence. L’enfant doit parcourir, le palet posé sur le pied, les différentes cases de la marelle (dè tahaî) sans le laisser tomber et sans se reposer jamais sur les deux pieds.

Pèrchî (J. â). Le chat perché. Dans ce jeu, l’on ne peut prendre un joueur, si, par un moyen quelconque, il parvient à ne pas toucher le sol des pieds à ce moment là, s’il est perché, en un mot. Je dois dire que ce jeu n’a pas force de loi chez la jeune population wallonne.

Pèta. Bâtons ferrés servant à faire progresser le traîneau.

Pètârd. Jouet d’enfant. Espèce de soufflet en papier plié, qui, lancé en avant, et retenu par une extrémité, se détend et produit un bruit analogue au bruit d’une giffle.

Pètârd di dièlle (J. âx). Les pétards de terre glaise. De la terre glaise en forme de coupelle. L’enfant crache dans le creux, et lance le tout sur une pierre, le creux en bas. L’air comprimé fait sauter le sommet du dôme, avec bruit. Le pétard qui fait le plus de bruit (qui pètte li pus foirt) reçoit un accroissement de volume pris au pétard de l’autre joueur moins heureux.

Pèter. Toucher de sa bille la bille d’un adversaire.

Pèter (J. â). Espèce de jeu de bille. La trime à caler la bille.

Peûre. Cerf-volant en forme de poire.