Page:Kant - Anthropologie.djvu/54

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§ XII.

Du pouvoir à l’égard de la faculté de connaître en général.

Le paragraphe dixième, qui traitait de la faculté de l’apparence, laquelle n’est au pouvoir de personne, nous conduit à l’explication des notions de facile et de difficile (leve et grave); notions qui, d’après le sens littéral, n’expriment, en allemand du moins, que des qualités corporelles et des forces, mais qui, alors même, doivent indiquer, comme en latin, d’après une certaine analogie, le faisable (facile), et le comparativement faisable (difficile); car l’à peine faisable est cependant regardé par un sujet qui doute du degré de ses forces, relativement à la réalisation de cette chose difficile comme subjectivement non-faisable dans certaines positions et certains rapports qu’il soutient.

La facilité à faire quelque chose (promptitudo) ne doit pas être confondue avec l’habileté d’agir ainsi (habitus). La facilité indique un certain degré de la faculté mécanique : «Je puis, si je veux,» et signale une possibilité subjective ; l’habileté indique la nécessité subjectivement pratique, c’est-à-dire une habitude par conséquent un certain degré de la volonté, qui s’acquiert par l’usage souvent répété de la faculté : «Je veux, parce que le devoir l’ordonne.» — On ne