Page:Karenin - George Sand sa vie et ses oeuvres T1.djvu/337

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


CHAPITRE VI

(1831)


Inexactitudes de l’Histoire de ma Vie et erreurs des biographies. — Vie excentrique. — Amis berrichons. — Jules Sandeau. — Le comte de Kératry et de Latouche. — Rose et Blanche. — « Jules Sand » et « George Sand ». — La Molinara, Bigarrure, « Vision », La Fille d’Albano, Indiana, Valentine, La Marquise, Melchior, Le Toast, La Reine Mab.


Félix Pyat[1], un pays de George Sand comme on le sait, raconte dans ses Souvenirs[2] qu’en 1831, il fut un jour invité par Jules Sandeau à l’accompagner au bureau des diligences du Berry pour y rencontrer une dame de sa connaissance. Il vit descendre de l’impériale un jeune étudiant alerte, en jaquette de velours, coiffé d’un béret, qui, à son grand étonnement, se trouva être la baronne Dudevant. C’est ainsi qu’il fit la connaissance de la future George Sand dès le premier jour de son arrivée à Paris. Malheureusement ces mémoires doivent être rangés parmi récits apocryphes et légendaires auxquels sont si enclins tous ceux qui écrivent leurs souvenirs après coup, lorsque la mémoire leur fait déjà défaut et lorsque ce qu’ils ont entendu à diverses époques, imaginé ou inventé, vient se confondre sous leur plume avec des faits réellement vus et se transformer en quelque chose de vague

  1. Félix Pyat, écrivain et homme politique, plus tard devenu communard, naquit à Vierzon en 1810 et mourut en 1889 à Paris.
  2. Grande Revue de Paris et de Pétersbourg, rédigée par Ars. Houssaye. 1881, n° 1. « Comment j’ai connu George Sand, Mes Souvenirs », par Félix Pyat.