Page:Keralio - Amélia et Caroline, ou L’amour et l’amitié - Tome 5 - 1808.pdf/53

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rieuse, des mouvements tumultueux agitent son sein ! Caroline dort en paix. Une Furie lui apporte la mort ! Le sommeil de l’innocence suspend ses douleurs, et porte le calme dans tous ses sens. Un songe lui rappèle sans doute quelque image chérie, elle sourit ! Adelina frémit, fait un geste de triomphe, pose auprès d’elle sa petite bouteille, écarte avec soin toute autre boisson, lui laisse sa lampe, allume son flambeau, et se hâte de sortir. Caroline ne s’était point éveillée ; la muète, qui avait tout vu, fut obligée de se jeter du côté opposé du corridor