Page:Keralio - Amélia et Caroline, ou L’amour et l’amitié - Tome 5 - 1808.pdf/82

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
( 78 )

avoir oublié leur usage. Sa maîtresse éprouve toutes les horreurs d’une douloureuse anxiété ; tour-à-tour elle s’agite et demeure immobile, elle donne par fois des marques de désespoir ; et ce qui l’accroît encore, c’est qu’elle s’apperçoit que son état n’excite ni l’inquiétude ni la pitié. Enfin, milord paraît, elle l’appèle avec douceur, mais il s’approche avec le front d’un juge, ordonne aux deux femmes de se retirer ; et s’asseyant auprès du lit, Adelina, lui dit-il, je viens vous prier, par égard pour moi, plus encore pour vous-même, de me