Page:Kipling - Du cran.djvu/124

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


premier à rencontrer ce dernier, et, lisant mal l’adresse, le fit faire bouillir pour, et sur-le-champ manger par, la table des Mécaniciens. E. R. Davids, âme vindicative, écrivit à sa mère, qui, semble-t-il, écrivit à l’Amirauté, qui, selon Duckett, lui écrivit tous les jours que Dieu fait, durant un mois, pour savoir ce qu’était devenu le jambon de E. R. Davids. Pendant ce temps-là le Maître Armurier coupable E. Davies avait été transbordé sur une corvette au large de la côte d’Irlande.

« Et que diable voulez-vous que je fasse ? demanda Duckett d’une voix plaintive à ses hôtes.

— Faites des démarches en vue d’un congé pour aller en Irlande armé d’une pompe à estomac faire rendre à Davies le jambon, suggéra promptement Jerry.

— C’est plutôt une idée, dit Duckett. J’avais songé à épouser la mère de Davids pour régler la question. En tout cas, c’est bien la faute de Crippen, qui n’a pas piloté le jambon dans le carré des officiers quand il est arrivé à bord. Que cela n’arrive plus, Crippen. Les jambons vont se faire très rares.