Page:Kipling - Du cran.djvu/136

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ce que c’est qu’ils font sur un hydro quand ils veulent le faire se tenir tranquille. N’importe comment, ils amarrèrent plus ou moins en sûreté le « zinc » à ce récif, de façon, croyaient-ils, à ce qu’il ne s’en aille pas en dérive ; et ils tâchèrent de s’attirer les bonnes grâces d’une pirogue qui se trouvait passer. Rien à faire de ce côté ! La pirogue se défila.

— Il les chatouilla par où il ne fallait pas, soupira Jerry. Il y a une chanson qu’ils chantent quand ils sont en train de pêcher. »

Il se mit à chantonner dolemment.

« Je gage que Baxter ne connaissait pas cet air-là, interrompit Duckett. Lui et son observateur jurèrent tant qu’ils purent après la pirogue, puis ils se livrèrent à des exploits de natation tout parmi les requins, jusqu’à ce qu’ils grimpent à l’île voisine lorsqu’ils l’eurent atteinte — cela leur prit une heure pour nager jusque-là — mais à peine atterrirent-ils que voilà tous les indigènes qui foutent le camp. Cela m’a l’air, dit Duckett rêveur, que Baxter et son observateur doivent avoir répandu une jolie et salutaire panique en pagayant en chemise à travers Toutes les Pelungas.