Page:Kipling - Du cran.djvu/157

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« Vous vous ferez poisser, cria-t-il, en refermant la barrière. Parsons et Orrin ne valent rien dans une bagarre. Vous serez poissés, sûr comme je te le dis, de Vitré.

— Tu n’es qu’un sale trouillard ! »

Déjà le parleur s’était évanoui dans la brume.

« Zut ! dit Mc Turk. C’est peut-être la première fois qu’on a jamais essayé de lever du bétail à la Boîte. Laisse faire…

— Merci bien, dit Corkran avec fermeté ; tiens l’œil sur ton Oncle. »

Sa parole faisait loi dans ce cas-là, car l’expérience leur avait appris que, lorsqu’ils manœuvraient sans Corkran, ils tombaient dans les ennuis.

« Tu rages parce que tu n’en as pas eu l’idée le premier », dit Beetle.

Corkran lui allongea trois coups de pied froidement, sans que bougeât un muscle de leur visage à l’un plus qu’à l’autre.

« Non, je ne rage pas ; mais ce n’est pas assez, stalky pour moi ! »

« Stalky », dans le vocabulaire de leur école, voulait dire adroit, bien pesé et rusé, en tant qu’appliqué à un plan d’action ; et la « stalki-