Page:Kipling - Du cran.djvu/214

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Il n’était de grèves ni d’embouteillages sur le D. I. R. en ce temps-là, pour la raison que les dix ou douze mille indigènes et deux ou trois mille blancs faisaient de leur mieux pour convertir les emplois de la Compagnie en une caste dans laquelle leurs fils et parents seraient assurés de situations et de pensions. Tout dans l’Inde se cristallise en caste plus tôt ou plus tard — les grandes filatures de jute ou de coton, les manufactures de cuir, de harnais et d’opium, les mines de charbon, les arsenaux et le reste.

C’était le temps où le D. I. R. décidait qu’il serait économique d’employer autant que possible des mécaniciens indigènes, et les « Ateliers », comme on appelait le Département de l’Entretien, sentaient de dure façon le changement ; car un mécanicien indigène pouvait faire de sa machine, disaient-ils, un plus curieux emploi que six singes quelconques. La Compagnie n’avait pas encore unifié son matériel roulant, et c’était fort bon pour les apprentis curieux de s’instruire sur les machines, attendu qu’il y avait, peut-être, vingt types de locomotives en service sur la ligne. C’étaient les Hawthornes ; les types E ; les types O ; les cylindres exté-