Page:Kipling - Du cran.djvu/223

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montant le col de son vêtement dans l’humidité. Qu’est-ce qu’on va faire, alors ? »

Le jeune Oftley se dégagea, son uniforme gris à parements rouges tout couvert d’un beau noir, et de ses ongles joua du tambour sur ses dents, pendant que la pluie tombait et que les voyageurs indigènes questionnaient à grands cris et que le vieux Rustomjee disait au garde-convoi de s’en aller à pied à six ou sept milles en arrière télégraphier à quelqu’un de venir à leur secours.

« Je ne sais pas nager, dit le garde-convoi. Va-t’en te coucher. »

Et voilà, pourrait-on dire, qui régla la question. En outre, aussi loin que s’étendait la vue à la lueur de la lanterne du garde-convoi, tout le Bengale était inondé.

« Olaf Swanson sera à Serail Rajgara avec la aile. Il sera rien colère ! » dit le jeune Ottley.

Puis il plongea derechef sous la machine avec une lampe à incandescence et s’assit les jambes croisées, réfléchissant et souhaitant d’avoir apporté son Vade-Mecum dans sa valise.

Numéro Quarante était une vieille machine de l’Insurrection, reconstruite, à cylindres incli-