Page:Kipling - Du cran.djvu/225

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gré des indications du jeune Ottley. Ce qu’il voulait, c’était paralyser le cylindre droit entièrement, et enlever une bielle d’accouplement des mieux tordues. En fait le côté droit de Numéro Quarante ne fonctionnait plus, et ils en arrachèrent assez de quincaillerie pour en bâtir tout un ponceau.

Le jeune Ottley se rappela que les instructions concernant un cas comme celui-ci étaient toutes dans le Vade-Mecum, mais tout de même il ne fut pas sans se sentir un tant soit peu alarmé en voyant ce qu’on avait sorti de la machine et empilé sur le côté de la voie. Après quarante minutes d’un travail des plus durs, il lui sembla que tout ce qui était enlevable était enlevé, et qu’il pouvait s’aventurer à lui donner de la vapeur. Elle coula, transpira, trembla, mais elle démarra — de façon quelque peu grinçante — et les soldats applaudirent.

Rustomjee refusa catégoriquement d’aider en quoi que ce soit d’aussi révolutionnaire que de conduire une machine sur un seul cylindre, parce que, dit-il, le Ciel avait décrété qu’il serait toujours malchanceux, même avec de bonnes machines. En outre, comme il le montra du